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Hockey sur glace : la France assure son maintien

 

C’est tout au bout du suspense que l’équipe de France de hockey sur glace a assuré son maintien au sein de l’élite mondiale, en battant le Kazakhstan 5-3 mardi 18 mai dans son dernier match des championnats du monde 2010 à Mannheim. Dans le même temps, les Etats-Unis dominaient l’Italie (3-2, but en or), assurant aux Bleus une des deux premières places de la poule de relégation, synonyme de participation aux Mondiaux 2011 en Slovaquie. Ouf ! Tour d'horizon avec Pierre Pousse, entraineur adjoint de l'équipe de France.


Pierre Pousse

Sur le banc de la SAP Arena de Mannheim, durant le match, Dave Henderson, coach principal et responsable des avants et Pierre Pousse, son adjoint, en charge des arrières, ont vécu des moments très intenses. Récit de Pierre Pousse, l’ancien international tricolore qui fit le bonheur d’Amiens et de Chamonix dans les années 1980 et 1990. « Quel soulagement ! C’était très tendu de notre côté, et nous n’avions aucune prise sur la conclusion de cette bataille pour le maintien. Tandis que nos joueurs menaient au score, puisqu’ils ont passé tout le match en tête, l’Italie menait 2-1 face aux Etats-Unis. Si les transalpins avaient pris les trois points, nous pouvions toujours gagner 25-0, cela n’aurait servi à rien. Sur la glace, nos joueurs n’étaient pas au courant du déroulement de cet autre match décisif. Quel stress ! Enfin, les USA ont égalisé, puis ils se sont imposés 3-2 en prolongations. Nous avons juste averti Laurent Meunier à 20 secondes de la fin ! » . La France et les Etats-Unis restent dans le groupe A, l’Italie et le Kazakhstan descendent en Division 1.


Sacha Treille marque contre le Kazakhstan

Les Français, qui n'ont pas été épargnés par les blessures (notamment celle de Yorick Treille lors de ce dernier match) ne sont pas mécontents d’avoir dominé leurs bourreaux kazakhs, qui les avaient notamment privés de la participation aux Jeux de Turin 2006, et les avaient encore battus sur la route de ceux de Vancouver 2010. « C’est une équipe qui n’est pas facile à manier » dit Pierre Pousse, « mais le match primordial, nous l’avons joué samedi 15 mai face à l’Italie. C’est toujours compliqué de les affronter, et nous nous sommes imposés 2-1. Cela démontre que nous étions prêts pour jouer la poule de relégation. Pourtant, au tour préliminaire, nous aurions pu battre la Norvège. Nous avons finalement perdu, et il ne fallait surtout pas ruminer cette défaite. Nous avons des joueurs d’expérience, qui ont déjà fait plusieurs campagnes mondiales. Je me souviens que notre gardien Fabrice Lhenry a dit « Allez, c’est fini le festival de Cannes, maintenant, on va à la mine ! ». Finalement, nous avons démarré ces Mondiaux au 14e rang mondial, et nous les finissons à la même place. Il était avant tout important de nous maintenir dans le groupe A ». Mission accomplie, en gagnant les deux matches qu’il fallait gagner !

Gagner deux places au classement mondial


Sauvetage devant la cage de Fabrice Lhenry

Le tandem Henderson-Pousse fonctionne auprès de l’équipe de France depuis 2005. « Dave est le « head coach », il s’occupe de l’attaque et moi de la défense. Il m’implique dans toutes les décisions et je le remercie pour cela. Nous avons joué ensemble à Amiens puis il m’a coaché, et enfin, m’a appelé auprès de lui à la fédération en 2005 ».

Le duo d’entraîneurs se projette maintenant vers l’objectif suprême : se qualifier pour les Jeux de Sotchi après avoir manqué les deux précédentes éditions olympiques. « Nous progressons. Notre équipe est en état de marche. Nous incorporons des jeunes au fur et à mesure, comme Yohann Auvitu ou Stéphane Da Costa, qui n’ont pas de limites et qui pourraient rapidement atteindre le niveau NHL, tandis que nos cadres comme Laurent Meunier, Yorick Treille, Bapiste Amar ont tout juste 30 ans et encore de belles années devant eux. ». Sans parler de Fabrice Lhenry, le brillant gardien des Bleus lors de ce Mondial qui, à 37 ans, est déterminé à poursuivre sa carrière internationale.

Que faire pour franchir la marche olympique ? « Il faut réussir à entrer dans un quart de finale aux Mondiaux. Passer le tour préliminaire et tout devient possible. Réussir à enchaîner 2-3 victoires de suite. Le but est de gagner au moins deux places au classement mondial, atteindre la 12e par exemple. Cela nous permettrait, pour 2013, d’organiser un tournoi de qualification olympique chez nous. Cela nous verrait jouer dans des poules plus clémentes aux championnats du monde, avec au moins une petite équipe, alors qu’aujourd’hui, nous tirons toujours deux « gros ».

Sortir de la fatalité des poules de relégation, c’est tout un programme. Mais en attendant, l’équipe de France savoure cette victoire convaincante et son avenir assuré. « Notre planning, c’est progresser, et progresser encore. Nous allons continuer à intégrer de jeunes joueurs, à faire en sorte qu’ils repoussent leurs limites et nous sommes confiants en l’avenir » conclut Pierre Pousse.

 

 

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